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Belgique : législatives cruciales sur fond de crise institutionnelle

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Belgique : législatives cruciales sur fond de crise institutionnelle

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Y a-t-il un avenir pour l’Etat belge, et si oui, à quelles conditions ? Ces questions sont en toile de fond des législatives organisées ce dimanche en Belgique.

Près de 7,7 millions d‘électeurs sont appelés aux urnes pour ce scrutin anticipé. Il s’agit de trouver un successeur au Premier ministre démissionnaire. Il s’agit surtout de redistribuer les cartes sur un échiquier politique en effervescence.

Favori du scrutin, la “Nouvelle alliance flamande” (NVA), emmenée par Bart de Wever. Ce parti séparatiste prône un transfert de pouvoir vers la Flandre, et l’instauration d’un système encore plus confédéral.

Dans la partie francophone, la Wallonie, c’est Elio Di Rupo qui est en tête. Chef du parti socialiste wallon, il s’oppose à toute tentative de démembrement de la Belgique. Son nom figure parmi les éventuels futurs Premiers ministres.

En revanche, ces législatives pourraient marquer un revers pour le parti chrétien-démocrate flamand (CD&V) du Premier ministre sortant Yves Leterme.
Les trois ans passés au pouvoir ont été marqués par un enlisement des réformes institutionnelles, et de fait, une radicalisation des positions. En démissionnnant en avril, Yves Leterme a cédé la tête de son parti à cette femme Marianne Thyssen.
Selon les observateurs, il n’est pas exclu qu’elle devienne Premier ministre, à la faveur des alliances éventuelles.

Dès les résultats connus, une période de négociations va s’ouvrir pour former une coalition. Cela peut prendre des semaines, voire des mois. Un contexte d’incertitude, alors même que la Belgique s’apprête à prendre la présidence tournante de l’Union européenne, le 1er juillet.