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Kirghizstan : la minorité ouzbèke dénonce un génocide

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Kirghizstan : la minorité ouzbèke dénonce un génocide

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La minorité Ouzbèke se dit victime d’un génocide dans le sud du Kirghizstan et accuse l’armée de prêter main forte aux bandes armées kirghizes.

Parties de la ville de Och dans la nuit de jeudi à vendredi, les violences interethniques se sont propagées à la région de Djalal-Abad où des pillages étaient signalés dimanche soir.

Les autorités évoquent une centaine de morts au moins et plus de 1400 blessés. L’Etat d’urgence a été décrété et un couvre-feu de 24 heures sur 24 imposé dans tout le sud du pays. L’armée a reçu pour consigne de tirer sans sommation pour dissuader tout regain de violence.

La Russie a dépêché 150 parachustistes pour renforcer la protection de sa base de Kant dans le nord, où se trouve également une base américaine.

Moscou, Washington et l’ONU disent redouter les conséquences humanitaires du conflit : des dizaines de milliers de civils ouzbèkes ont fui le sud, la plupart pour l’Ouzbékistan voisin, mais certains ont préféré gagner la capitale, Bichkek, au nord, où ils ont été évacués par avion.

Ces violences sont les pires qu’ait connu le pays depuis le soulèvement d’avril qui s’est soldé par le départ en exil du président Kourmanbek Bakiev. Ce dernier a fermement démenti être derrière ces troubles, comme l’en accuse le gouvernement intérimaire. Dans le sud, les bandes armées kirghizes assurent quant à elles que les Ouzbeks ont tout commencé.