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Le Kirghizstan au bord de la guerre civile

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Le Kirghizstan au bord de la guerre civile

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Ce sont les violences interethniques les plus meurtrières qu’ait connu le Kirghizstan en vingt ans : le bilan de trois jours d’affrontements dans le sud du pays s’est alourdi à 97 morts au moins et plus de 1200 blessés.

Tout a commencé dans la nuit de jeudi à vendredi à Och, la deuxième ville du pays. Pour la majorité kirghize, les Ouzbeks ont attaqué les premiers. Les représailles ne sont que justice.

Iskander, résident kirghize de Och, explique :
“tous les restaurants et cafés brûlés étaient tenus par des Ouzbeks. Nous les avons détruits exprès. Pourquoi refusaient-ils de vivre en paix ? Je ne sais pas.”
Aifula, une Kirghize de Och également interpelle les journalistes : “pourquoi est-ce que le gouvernement ne nous protège pas ? C’est mon pays, le Kirghizstan. Och est ma ville natale, j’ai grandi ici ! Pourquoi et où devrais-je fuir ?”

Séparé du reste du pays par des montagnes, le sud échappe au contrôle du pouvoir central basé à Bichkek, au nord.

Le gouvernement intérimaire a décrété l‘état d’urgence et a donné pour consigne aux forces de l’ordre de tirer sans sommation pour endiguer les affrontements.

Terrifiés, des milliers de civils Ouzbeks ont déjà gagné l’Ouzbékistan voisin.