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Gouvernance économique : Le Parlement européen hausse le ton

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Gouvernance économique : Le Parlement européen hausse le ton

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Quelle forme doit prendre le futur gouvernement économique de l’Union ? Pour le Parlement européen, pas question d’abandonner aux dirigeants nationaux l’exclusivité du débat. A deux jours du sommet européen, les chefs des principaux groupes politiques mettent en garde contre la méthode intergouvernementale.

C’est de fait le couple franco-allemand qui se veut porteur du projet. Il propose une gouvernance économique à vingt-sept et un renforcement des sanctions pour les mauvais élèves du Pacte de Stabilité.

“De plus en plus, le Conseil se développe dans la direction d’une sorte de gouvernement européen à titre individuel, sous un directoire franco-allemand”, fustige Martin Schulz, chef de file des socialistes et démocrates européens.

“Les budgets nationaux doivent être examinés par l’Union européenne avant d‘être approuvés par les Parlements. Et il faut accorder davantage de pouvoirs à Eurostat”, martèle pour sa part Guy Verhofstadt, leader des libéraux.

Pour Alain Lamassoure, membre du Parti populaire européen, le maître mot est la coordination :

“Le citoyen européen peut espérer que l’on mette fin à ces contradictions dont nous sommes tous victimes. Si certains pays européens mènent des politiques de relance budgétaire à tout crin alors que d’autres mènent des politiques de restriction budgétaire, nous sommes en contradiction, l’Europe s’arrête, la croissance économique s’arrête et nous le payons en termes de chômage et de pouvoir d’achat.”

Pour les grands groupes politiques du Parlement européen, il revient à la Commission européenne de piloter la gouvernance économique de l’Union. Un rôle revendiqué par José Manuel Barroso.