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La violence s'aggrave au Kirghizstan


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La violence s'aggrave au Kirghizstan

Les hôpitaux sont débordés dans le sud du Kirghizstan. Le bilan des violences interethniques entre Kirghizes et Ouzbeks ne cesse de s’alourdir: au moins 170 morts et plus de 1760 blessés, principalement dans les villes d’Och et de Jalalabad, là où les affrontements entre communautés ont commencé. Les Ouzbeks se disent persécutés et ont même peur de se rendre dans les centres hospitaliers.

Le gouvernement provisoire a fait envoyer des réservistes kirghizes en renfort dans le sud du pays. Mais à Och, des témoignages font état de complicité entre forces régulières et milices armées pour commettre des assassinats de civils. Les habitants d’origine ouzbek se massent à la frontière, désormais fermée, avec l’Ouzbékistan voisin. Sur le bord de la route, certains disent avoir vu de nombreux corps calcinés. Selon les sources, le nombre de réfugiés est estimé entre 80.000 et 100.000, dont une majorité sont des femmes. Une partie seulement a pu passer en Ouzbékistan.

Le Pakistan, la Turquie et la Chine commencent à évacuer leurs ressortissants qui vivent dans le sud du Kirghizstan. 134 Pakistanais ont déjà été rapatriés, ainsi que 200 Chinois. Des milliers de Chinois vivent dans la région d’Och.

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