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La guerre de la chasse à la baleine fait rage

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La guerre de la chasse à la baleine fait rage

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C’est une vraie guerre qui se livre tous les ans de novembre à avril dans l’Antarctique: celle de la chasse a la baleine. C’est année, en janvier, c’est le trimaran en fibre de carbone de l’ONG Sea Shepard Conservation Society et le baleinier japonais Shonan Maru qui se sont violemment affrontés.

Le Japon est accusé par les environnementalistes de contourner l’interdiction de la chasse commerciale à la baleine sous prétexte de recherche scientifique. Une accusation soutenue par l’Australie et la Nouvelle-Zélande, dont les eaux sont limitrophes de ce sanctuaire de l’Océan Austral sous moratoire depuis 1994.

Les positions de Canberra et Tokyo semblent inconciliables sur ce contentieux.

Stephen Smith, ministre australien des Affaires étrangères :
“L’Australie va proposer à la Commission internationale sur la chasse à la baleine d’interdire pendant une période limitée la chasse à la baleine dans les océans du sud”.

A quoi son homologue nippon répondait :
“Si il y avait action en justice, le Japon défendrait son cas en plaidant la légalité et l’acceptation par la commission de ses activités”.

En mai l’Australie a en effet annoncé qu’elle porterait plainte contre le Japon devant la Cour Internationale de Justice, mais pour les Japonais il est hors de question de renoncer a une activité qu’il considèrent comme faisant partie de leurs traditions.

Au Japon, la viande surgelée de baleine de l’Antarctique se paye 27€ le kilo, mais le tarif peut atteindre les 900€ le kilo pour la viande de la queue des baleines des côtes japonaises.

En 2009 le Japon a chassé 1.004 baleines, majoritairement en Antarctique, sous couvert de chasse scientifique.

La Norvège, avec 536 baleines prises et l’Islande avec 38 en 2009, refusent le moratoire de la CBI et ont repris la chasse commerciale, se fixant elles-mêmes des quotas.

Sur le seul mois de mars dernier les exportations islandaises vers le Japon de produits dérivés de la baleine ont rapporté près de 1 millions d’euros a l‘île de l’Atlantique Nord.