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Pétrole: une dépendance dont il faudra bien savoir se défaire

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Pétrole: une dépendance dont il faudra bien savoir se défaire

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L’augmentation du prix de l’essence déclenche régulièrement la colère des consommateurs. Colère qui conduit parfois au blocage des raffineries par certains comme les transporteurs routiers ou les pêcheurs.

Ce type d’action peut rapidement paralyser la grande distribution et d’autres secteurs essentiels. L’impact économique se chiffre alors en milliards d’euros.

Notre économie repose sur un pétrole bon marché. Quand son prix augmente, nous sommes déstabilisés. Le déclin annoncé des ressources pétrolières combiné à une demande toujours plus forte entraînera inexorablement les prix toujours plus haut.

Avons-nous déjà atteint le fameux pic de production ? Le débat continue de faire rage, notamment du côté des grands groupes pétroliers. Une chose est sûre, les forages ont lieu à des profondeurs toujours plus importantes au fond des mers et le pétrole doit circuler à travers des oléoducs sur des milliers de kilomètres avant de parvenir au consommateur.

Les champs pétroliers de la mer Caspienne se trouvent à 4.000 kilomètres des consommateurs européens. Le pétrole d’Arabie saoudite voyage plus de 10.000 kilomètres par la mer avant d’arriver aux Etats-Unis.

Un flot ininterrompu de pétrole est vital pour la croissance économique. Il est également très clair que le prix du pétrole va inévitablement être tiré vers le haut par la compétition que se livrent les pays industrialisés et ceux en cours de développement.

Aujourd’hui, les gouvernements placent le curseur des dépenses en priorité sur la consommation, loin devant la réduction des émissions de gaz carbonique.

De très complexes équations restent à élaborer s’il doit y avoir un accord global sur les quottas d‘émission et leur prix.

De toute évidence, une partie de la solution réside dans la réduction de notre dépendance au pétrole en diversifiant nos sources d‘énergie.