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Présidentielle : l'humiliation pour Angela Merkel

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Présidentielle : l'humiliation pour Angela Merkel

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Hier soir, son poulain, Christian Wulff, a été élu président de l’Allemagne. Si le titre est largement honorifique, l‘élection d’ordinaire discrète s’est faite dans la douleur.

Il a fallu en effet trois tours, et plus de neuf heures de vote, la plus longue élection de l’histoire du pays, pour que Christian Wulff l’emporte face à Joachim Gauck. 625 voix pour le président, 494 pour son rival, candidat de l’opposition sociale démocrate et des Verts.

Christian Wulff, bien qu’encouragé par son épouse, est le symbole d’une coalition gouvernementale divisée. Voilà ce qui se dit dans les rues de Berlin :

“Je trouve triste que les choses se soient passées comme ça. On aurait pensé que le président aurait été élu au premier tour.”

“Je crois qu’il devrait y avoir des changements. Il y a eu trois tours, il y a quelque chose qui cloche dans le gouvernement. Ils ne sont pas tous d’accord entre eux.”

“La coalition noire-jaune n’est pas capable de gouverner parce qu’elle a perdu la confiance du parlement.”

La défaite est psychologique pour Angela Merkel, par dizaines les élus de son parti ont voté pour le candidat de l’opposition. Signe de la dégradation des rapports entre les libéraux et les conservateurs, partenaires d’une coalition qui bat de l’aile.