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Feu vert des Eurodéputés sur les échanges de données bancaires vers les Etats-Unis

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Feu vert des Eurodéputés sur les échanges de données bancaires vers les Etats-Unis

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Mieux protéger les données bancaires des citoyens européens, c’est ce qu’a obtenu le Parlement de Strasbourg. Les Eurodéputés ont avalisé un accord controversé sur la lutte contre le financement du terrorisme.
 
Le Trésor américain va ainsi avoir à nouveau accès aux données bancaires des Européens mais sous conditions…
 
Comme l’explique Stravos Lambrinidis : “Un représentant européen envoyé au Département du Trésor américain supervisera les chercheurs qui enquêtent sur les données bancaires européennes. Si les Etats-Unis commencent à récolter des données, à faire de l’extraction de données ou à faire tout sauf rechercher des personnes déjà suspectées de terrorisme, alors cet envoyé stoppera les enquêteurs et les bloquera.”
 
Ces données sont gérées dans ce bâtiment très discret en banlieue de Bruxelles. Il s’agit du siège social de la société Swift qui traite les données de 8.300 organismes répartis dans 208 pays.
 
Pour Cecilia Malmström : “Evidemment la sécurité est quelque chose de très important pour les citoyens américains. Ils vivent toujours avec le souvenir du 11 septembre. Il y a eu aussi l’attentat manqué du vol Amsterdam-Detroit et celui de Time Square à New York, cette année. Alors oui la sécurité c’est important pour eux.”
 
90 millions de données seront transmises chaque mois aux autorités américaines et pourront être conservées pendant 5 ans… Deux dispositions de l’accord qui suscitent des craintes en Europe. D’autant plus que citoyens des 27 et citoyens américains ne sont pas logés à la même enseigne…
 
Comme l’a constaté notre correspondant à Bruxelles. Sergio Cantone. “Le transfert des données bancaires des citoyens européens a été autorisé après les attaques  du 11 septembre 2001 afin de participer à la lutte antiterroriste. Et cela en dépit du fait que le plus problème reste que les citoyens européens n’ont pas les mêmes droits que les citoyens américains en ce qui concerne la protection de leur vie privée aux Etats-Unis et tout particulièrement en matière de données bancaires.”