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Après un an d’absence médiatique, Fidel Castro est réapparu ce lundi à la télévision cubaine, sans évoquer la libération annoncée de 52 prisonniers politiques. Des prisonniers qui doivent accepter de quitter Cuba pour être libérés. 11 d’entre eux sont attendus en Espagne et font partie du groupe de 75 dissidents interpellés en 2003. L’un d’entre eux, Pedro Argüelles, refuse l’exil. Il s’est confié à la blogueuse cubaine Yoani Sánchez lors d’un entretien téléphonique.

“Ils m’ont emmené dans le bureau de la prison et m’ont passé le téléphone pour que je parle avec l’archevêque de La Havane. C’est lui qui m’a dit que je figurai sur la liste de ceux qui pouvaient partir en Espagne s’ils le souhaitaient. J’ai répondu que je n’avais pas l’intention d’abandonner ma patrie. C’est ici que je dois lutter pour les droits et les libertés inhérents à la dignité humaine. C’est ici que je veux être, en première ligne du combat contre le régime totalitaire castriste” explique le détenu condamné à 20 ans de prison.

Les conditions de libération de ces dissidents, négociées par l’Eglise cubaine, ne font pas l’unanimité auprès des organisations de défense des droits de l’Homme.

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