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France Afrique : un demi siècle de relations "particulières" difficile à effacer

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France Afrique : un demi siècle de relations "particulières" difficile à effacer

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Alors que la décolonisation de l’Afrique a débuté dans l’après seconde guerre mondiale, en 1949, Le 1er Janvier 1960, le Cameroun inaugure une nouvelle vague d’indépendance qui touchera la même année 17 pays africains, dont 13 sont des colonies françaIses.

D’août à novembre, Le Cameroun, le Sénégal, le Togo, Madagascar, le Congo, le Bénin, le Niger, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Tchad, la République centrafricaine, le Gabon, le Mali et la Mauritanie déclarent successivement leur indépendance.

Les décennies qui suivront seront marquées dans ces pays par l’instabilité politique, les conflits frontaliers, l‘écroulement écononomique. Et la présence très forte de l’ex puissance coloniale, qui va les considérer comme son pré-carré, quitte à cautionner les dictatures en place… Jeux d’influences et d’intérêts, de De Gaulle à Jacques Chirac, ont tissé cette politique de “Françafrique” , comme allait la nommer dès 1955, l’ancien président de Côte d’ivoire, Félix Houphouet Boigny.

Avant même son arrivée au pouvoir, Nicolas Sarkozy dira vouloir en finir avec ces relations
“particulières”. En 2008, en visite au Tchad,
le président français confirme sa volonté de lancer un partenariat rénové avec l’Afrique, et engage la révision d’accords historiques de défense.

Mais revisiter les relations avec les amis africains se heurte à la lourde réalité des intérêts stratégiques que la France doit préserver dans un continent très convoité par d’autres, à commencer par les chinois. Lors du récent sommet France-Afrique à Nice, le président français a montré les difficultés de l’exercice.

Aujourdh’ui, les bruits de botte d’armées controversées sur les Champs-Elysées prouvent à nouveau les limites des promesses de rupture avec les pratiques ambigues du passé. Hommage aux soldats africains qui se sont battus pour la France, assure Paris, qui peine à dissimuler son embarras.

Un demi-siècle de “je t’aime, moi non plus” ne s’efface pas à si bon compte…