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OGM : Bruxelles tente une nouvelle formule

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OGM : Bruxelles tente une nouvelle formule

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Les pays européens sont-ils réconciliables sur la question des OGM ? Après des années de blocage décisionnel, Bruxelles tente une nouvelle formule. La Commission propose que les pays hostiles soient libres d’interdire les cultures OGM sur leur sol. Mais en contrepartie, ils ne devraient plus faire barrage aux autorisations à l‘échelle européenne. Un chacun pour soi défendu par le commissaire en charge du dossier, John Dalli :

“Je ne m’attends pas à ce que les pays changent leur façon de voter simplement parce que nous avons mis sur la table ces considérations. Naturellement, ce que les pays décident les concerne eux”, a-t-il martelé.

Mais les antis, José Bové en tête, dénonçent un marché de dupes. En contournant les blocages, disent-ils, Bruxelles ouvrira la porte à un flot de nouvelles autorisations, alors qu’actuellement, seulement deux OGM peuvent être cultivés dans l’Union.

“Greenpeace pense que la proposition de la Commission est une initiative dangereuse pour obtenir plus d’autorisations de cultures OGM en Europe. En échange du droit national d’interdire, la Commission demande aux Etats membres de ne pas faire d’histoires et de laisser passer les autorisations. Le président de la Commission, Barroso, est un pro-OGM et il a concocté cet arrangement pour en finir avec le blocage du système d’autorisation des cultures OGM en Europe”, accuse Stefanie Hundsdorfer, de Greenpeace.

Autre critique émise, celle d’une confusion juridique en Europe, avec des risques d’actions en justice contre les gouvernements réfractaires. Les capitales et le Parlement européen auront leur mot à dire. Le débat s’annonce houleux.