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Des doutes planent sur les conditions d'accueil des dissidents cubains

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Des doutes planent sur les conditions d'accueil des dissidents cubains

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Les 7 anciens dissidents politiques cubains et leurs familles, arrivés hier à Madrid, ont passé leur première nuit dans un hôtel de la capitale espagnole. Soulagés et pourtant toujours dans l’incertitude sur leurs futures conditions de vie. 2 autres dissidents et leurs proches en provenance de Cuba sont arrivés en début d’après-midi.

“J’ai une sensation de joie de le voir lui mais aussi un sentiment d’avoir laisser ma patrie, c’est douloureux, raconte l‘épouse d’un dissident.”

Au total, Madrid accueillera 20 anciens prisonniers de conscience sur les 52 que Cuba s’est engagé à relâcher. Pour autant, leur insertion risque d‘être plus difficile que prévu, car la situation économique espagnole est loin d‘être au beau fixe.

“La crise financière ne touche pas que l’Espagne, il s’agit d’une crise mondiale. Il n’y a plus rien qui ne concerne qu’un seul pays dans le monde de nos jours. Il appartient donc à chacun de nous de décider ou non de rester ici en Espagne, d’aller à Miami ou ailleurs, indépendamment de la réunion d’aujourd’hui (avec les autorités locales), un consensus devra être trouvé entre nous et au sein de nos familles, souligne Julio César Gálvez, ancien prisonnier politique cubain.”

Des organisations humanitaires comme la Croix-rouge se chargent de procurer argent, vivres et logement aux exilés, le temps pour eux de recevoir leurs permis de séjour et de travail.

“Je n’aime pas spéculer sur la fin du régime (cubain) ou même interpréter cela comme un signe de faiblesse pour le régime. Je pense que Raul Castro peut changer les choses à Cuba parce qu’il a le pouvoir de le faire, estime Pablo Pacheco, autre dissident.”

Les exilés affirment en tous cas ne pas regretter leur décision d’avoir quitté le régime de Castro, responsable de leurs 7 années d’incarcération.

Certains auraient toutefois émis des réserves sur la promiscuité de leurs conditions d’accueil, et aussi leur liberté de mouvement.