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Des doutes planent sur le statut des dissidents cubains

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Des doutes planent sur le statut des dissidents cubains

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Après avoir dressé un tableau apocalyptique de leurs conditions d’incarcération à Cuba, les anciens prisonniers de conscience exilés à Madrid s’interrogent sur leur avenir en Espagne.

Questions en particulier sur leur statut. Un visa figure certes sur leur passeport, mais aucun d’entre eux n’a reçu de document lui notifiant une totale liberté de mouvement.

“Le gouvernement de Cuba a été catégorique. Pour que nous puissions rentrer un jour à Cuba, revoir la patrie qui nous a vu naître, nous devons demander un permis de séjour, donc nous ne sommes pas libres. Nous ne sommes pas des immigrants, nous sommes seulement des réfugiés parce que l’Espagne nous a accueillis, raconte Julio César Galvez.”

Ce vide juridique ne leur fait pour autant oublier leurs anciens compagnons toujours emprisonnés, et qui figurent pourtant parmi les 52 dissidents promis à une libération par Cuba.

“Pourquoi les autorités cubaines ne libérent pas les dissidents qui ont choisi de rester à Cuba, alors qu’il suffit simplement d’ouvrir les portes des prisons, s’interroge Ricardo González Alfonso.”

11 dissidents ont déjà trouvé refuge en Espagne, après l’arrivée ce jeudi de 2 autres prisonniers. Selon le journaliste clandestin
Normando Hernández, les 20 dissidents qui ont choisi l’Espagne comme terre d’accueil devraient ensuite être pris en charge par des centres d’accueil pour réfugiés.