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La reprise des négociations directes entre Palestiniens et Israéliens ne se fera pas sans garanties écrites

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La reprise des négociations directes entre Palestiniens et Israéliens ne se fera pas sans garanties écrites

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Le premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a rencontré hier au Caire le président égyptien Hosni Moubarak pour évoquer les chances d’une telle reprise souhaitée par Washington avant le 26 septembre, date de fin du moratoire partiel de la construction des colonies juives de Cisjordanie.
Le chef de la diplomatie égyptienne a appelé “les Israéliens à prendre une initiative forte afin de renforcer la confiance des palestiniens et permettre ainsi un passage des négociations indirectes aux négociations directes”.

Hosni Moubarak avait reçu auparavant et séparément le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas et l‘émissaire américain George Mitchell qui mène les pourparlers indirects lancés en mai et qui souhaite arracher une reprise du dialogue direct.

Le Secrétaire général de la Ligue Arabe, Amr Moussa a lui rappelé la nécessité d’avoir des garanties écrites. Il faisait référence aux conditions de Mahmoud Abbas pour reprendre les pourparlers directs avec Israël. A savoir, le principe de la présence d’une tierce partie qui pourrait être l’Otan pour veiller à la sécurité du futur état palestinien et la reconnaissance des frontières d’avant 1967 comme base des discussions.

Faute de garanties d’ici la fin août, la Ligue Arabe menace de saisir le Conseil de sécurité des Nations Unies pour qu’il reconnaisse un état palestinien de manière unilatérale. Une telle perspective serait vouée à l‘échec selon cet expert qui rappelle les relations entre Israël, les Etats-Unis et les Européens.

Benyamin Netanyahu serait résolu à offrir aux palestiniens un marché honnête selon la diplomatie égyptienne qui reconnaît toutefois le fossé persistant entre les besoins de sécurité d’Israël et les frontières pour les palestiniens.

La mission du Premier ministre israélien qui cherche à convaincre les pays arabes et les palestiniens à s’engager dans des négociations directes semble plus réaliste que les plans arabes pour faire passer une résolution à l’Onu sur la reconnaissance unilatérale d’un état palestinien selon notre correspondant au Caire.