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BP embarrasse les relations entre Londres et Washington

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BP embarrasse les relations entre Londres et Washington

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La libération d’al-Megrahi était une erreur totale, mais BP n’est pas responsable. C’est en substance le message du Premier ministre britannique lors de sa première visite officielle à Washington.
Le Lybien condamné pour l’attentat de Lockerbie a été relâché l’an dernier par la justice écossaise pour raisons de santé, au grand dam des Etats-Unis. La presse américaine accuse BP d’avoir faire pression sur les autorités britanniques.

Aux côtés du président Obama, David Cameron s’est efforcé de dédouaner la compagnie : “les opérations de lobbying de BP ne concernent que BP et ils doivent s’expliquer eux-même. Je ne pense pas que nous ayons vraiment besoin d’une enquête en Grande-Bretagne sur cette libération. Je n’ai pas besoin d’une enquête pour qu’on me dise que c‘était une mauvaise décision. Je ne pense pas que ce soit bien de montrer de la compassion pour un tel meurtrier”.

David Cameron a également défendu la compagnie pétrolière britannique concernant sa gestion de la marée noire dans le golfe du Mexique : “il ne faut pas faire de confusion entre la marée noire et la libération du terroriste libyen. BP peut être blâmée pour ce qui s’est passé dans le golfe. La compagnie a de vraies responsabilités, elle doit boucher le puit, nettoyer la marée noire, payer des compensations- et c’est ce qu’ils font, y compris mettre 20 milliards de côté pour dédommager les victimes”.

A l’origine de la pire catastrophe écologique des Etats-Unis, la société pétrolière a une importance particulière pour les Britanniques. Ses dividendes boursiers représentent une part importante des profits engrangés par les fonds de pension du pays.