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Réactions des adversaires de l'indépendance du Kosovo

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Réactions des adversaires de l'indépendance du Kosovo

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Au lendemain de l’avis rendu par la Cour de Justice Internationale, les adversaires de l’indépendance du Kosovo contre-attaquent. Même si la Cour a bien souligné que le Kosovo était un cas particulier, que son avis ne conférait aucun droit aux régions tentées par le séparatisme, certains veulent y voir un précédent. Voici la réaction de l’ambassadeur de Russie pour l’Union européenne, Vladmir Tchijov :

“N’importe quelle décision, même un avis consultatif comme celui de la Cour, peut être perçu et peut être utilisé comme un précédent par de nombreuses personnes à travers le monde. il y a beaucoup de pays, qui ont des problèmes d’intégrité territoriale. Je dirais qu’il y a des dizaines, sinon des centaines de régions dans le monde où la délibération de la Cour a été suivi de très près”.

Allié traditionnel de Belgrade, la Russie a toujours refusé l’indépendance de l’ancienne province serbe.

“J’espère que l’avis de la Cour ne sera pas utilisé comme un prétexte par certains gouvernements pour faire pression sur la Serbie et sur d’autres pays qui n’ont pas reconnu l’indépendance du Kosovo”.

Parmi les 27 pays de l’Union européenne, 5 n’ont pas reconnu l’indépendance du Kosovo, notamment l’Espagne. Un pays confronté lui-même aux tentations indépendantistes basques et catalanes.

La numéro 2 du gouvernement espagnol Maria Teresa Fernandez De La Vega a affirmé que Madrid maintenait ses positions. L’Espagne a toujours choisi le dialogue, a t-elle rappelé. Et de se défendre “Je pense qu’il est assez irréaliste de comparer l’Espagne aux Balkans”, a t-elle déclaré.

De son côté, la Serbie a répété qu’elle ne reconnaîtrait jamais l’indépendance du Kosovo. Belgrade se dit prêt à mener une offensive diplomatique dans l’espoir de limiter le nombre de nouvelles reconnaissances des autorités de Pristina.