DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Drame de Gonesse le 25 juillet 2000 : 113 morts après le crash du Concorde

Vous lisez:

Drame de Gonesse le 25 juillet 2000 : 113 morts après le crash du Concorde

Taille du texte Aa Aa

Le 25 juillet 2000, l’horreur s’abat à une dizaine de km de Paris. A 16h44, le Concorde de la compagnie Air France s‘écrase sur un hôtel peu après son décollage, plongeant des centaines de familles dans l’effroi.

L’appareil mythique, qui devait rejoindre New-York transportait 100 passagers, des Allemands pour la plupart, ainsi que 9 membres d‘équipage. Aucun n’a survécu. Quatre personnes ont péri dans l’hôtel.

L’enquête a mis en cause d’emblée le talon d’Achille de l’avion, la fragilité des pneumatiques, responsable de 5 incidents précédents.

Une lamelle en titane d’un DC 10 de la compagnie américaine Continental Airlines est pointée du doigt. Elle serait tombée sur la piste quelques minutes avant le décollage du Concorde et aurait fait éclater un pneu du supersonique.

Une thèse qu’a rejetée Continental lors du procès qui s’est ouvert en février dernier, soit près de 10 ans après la tragédie.

Le mythe du concorde avait débuté en 1969. Le français Sud-aviation et le britannique Bristol Aircraft Cooperation qui deviendront respectivement Aerospatiale et British Aerospace se sont alliés pour financer la construction du supersonique.

Mais il faudra attendre 7 ans pour la mise en service et les premiers vols commerciaux. Très vite l’avion devient une légende. Avec son profil aquilin et ses caractéristiques uniques. Il pouvait atteindre Mach 2 soit 2368 km/h.

L’accident de Gonesse signe l’arrêt des vols pour plus d’un an. En réalité, la retraite du supersonique avait été programmée avant mais les deux compagnies qui l’exploitent ne veulent pas finir sur cette catastrophe. De nouvelles modifications vont être apportées, sur les réservoirs, et notamment les pneus.

Le 29 octobre 2001, a lieu un vol test, le premier depuis l’accident. Les vols reprennent la même année. Mais le Concorde ne renaîtra pas de ses cendres. En novembre 2003, c’est le retrait définitif. British Airways et Air France invoquent un coût de maintenance trop élevé et une baisse du nombre de passagers depuis le drame.

Si la thèse retenue par le parquet est celle de la responsabilité de Continental airlines, la compagnie américaine défend un autre scénario, basé sur de nombreux témoignages. Témoignages qui indiquent que le supersonique était en feu avant même d’avoir roulé sur la lamelle perdue. Ce qui contredit la thèse officielle. Une partie de ces témoignages, n’a pas été retenue durant les enquêtes judiciaire et technique.

Le bras de fer judiciaire entre les deux géants du ciel aérien est féroce. Le jugement sera rendu le 6 décembre.