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Une loi migratoire très polémique

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Une loi migratoire très polémique

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Fuir l’Arizona, voilà ce qu’ont fait beaucoup de migrants sans papiers quand cette loi controversée a été approuvée en avril par l’Etat de l’Arizona. La famille Aranda, originaire de Mexico, a décidé de plier bagages. Ils habitent à Phoenix depuis 8 ans, mais, sans papiers, ils ont trop peur de rester, comme l’explique Italia Aranda, étudiante de 20 ans : “Chaque fois que je vais en cours, j’ai peur d‘être arrêtée par la police et de ne pas pouvoir retourner chez moi. Je vais juste en cours pour étudier et faire ce que j’ai à faire, et encore, il y a un risque…”

Avant la décision du juge Bolton, on estimait que cette loi concernait plus de 400 000 personnes sans papiers en Arizona. Parmi les plus critiquées, l’une des dispositions bloquées rendait l’immigrant illégal coupable de délit, et permettait à la police d’enquêter sur toute personne soupçonnée d‘être immigrant illégal. Un délit de faciès pour ses détracteurs.

La loi migratoire rendait aussi passible de délit le fait de transporter un immigrant sans papiers dans sa voiture. Du coup, des couples mixtes ont préféré simplement quitter l’Arizona. Beaucoup y ont vu une dérive raciste, comme Joseph Gabor : “Cette nouvelle loi est une loi raciste, considère-t- il.
Malheureusement, moi qui suis né ici, qui suis citoyen américain, et vétéran des forces armées de ce pays, maintenant je vais me faire arrêter par la police simplement parce que je conduis ma voiture et que je suis hispano.”

Quelque 100 000 sans papiers auraient déjà quitté l’Arizona car avec cette loi, embaucher des immigrés clandestins devenait un délit. Et cela a fait peur à beaucoup d’employeurs.

Frontalier avec le Mexique, l’Etat d’Arizona est la principale route du trafic de drogues et de personnes entre les Etats Unis et son voisin du sud. La violence et l’insécurité ont été les argument principaux des auteurs et des défenseurs de la loi.