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Les sinistrés du Pakistan se sentent parfois abandonnés des autorités

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Les sinistrés du Pakistan se sentent parfois abandonnés des autorités

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Peut-on encore appeler cela un camp de réfugiés? Des milliers de personnes, qui avaient déjà fui l’Afghanistan, ont dû quitter en catastrophe la ville de Nowshehra, au Pakistan, désormais submergée. Elles ont trouvé refuge sur le point le plus élevé, sur la voie de chemin de fer qui relie Nowshehra à Peshawar. Démunies de tout, et abandonnées de tous. “Le gouvernement, se plaint un homme, a fait lâcher l’eau des barrages, et la ville a été balayée. Environ 20.000 maisons, écoles et mosquées ont été noyées”.

Dans la vallée de Swat, l’une des régions les plus pauvres du Pakistan, les sinistrés sont de plus en plus nombreux à dénoncer le manque cruel d’aide apportée par les autorités. Il faut dire qu‘à cause du peu de matériel, l’accès à certaines zones est pratiquement impossible. Des réfugiés sont privés d’eau potable et de nourriture depuis des jours. “Nous devons sécher les céréales qui nous restent car elles risquent de se perdre, témoigne un villageois. Sinon nous n’avons rien, nous sommes à la merci de Dieu”. Le choléra et les gastro-entérites menacent également les Pakistanais sinistrés, les enfants en premier lieu.