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Privatisation des petits commerces à Cuba

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Privatisation des petits commerces à Cuba

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C’est peut-être une autre révolution, en douceur, qui est en marche à Cuba. L‘île s’ouvre peu à peu à la privatisation, même si les dirigeants cubains préfèrent parler “d’actualisation du socialisme”. Après les salons de coiffure et les chauffeurs de taxis, autorisés à se mettre à leur compte, le gouvernement a décidé d‘élargir ces mesures d’assouplissement à d’autres petits commerces.

“Le conseil des Ministres est d’accord pour augmenter la pratique de l’auto-entrepreneuriat et pour faire de son utilisation une alternative à la création d’emplois pour les travailleurs en excédent, en supprimant donc différentes lois prohibitives”, a déclaré Raùl Castro.

Une ouverture timide à l‘économie de marché mais nécessaire pour l’Etat, qui vit sous embargo américain depuis 48 ans et qui devra reclasser près d’un million d’employés dits “en excédent” dans les cinq années à venir.

L’Etat contrôle 90% de l‘économie de l‘île, mais la situation est critique, car les recettes, liées au tourisme notamment, sont en baisse.

Le gouvernement cubain va donc permettre aussi à des investisseurs étrangers d’acheter des villas dans des stations balnéaires comme ici à Varadero. Une première depuis les années 1990. Le tourisme rapporte près de 2 milliards de dollars chaque année à Cuba.