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Vif débat en France après l'offensive sécuritaire de Nicolas Sarkozy

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Vif débat en France après l'offensive sécuritaire de Nicolas Sarkozy

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Une expulsion musclée en banlieue parisienne. La vidéo date de fin juillet, mais continue à alimenter la polémique en France. Filmée par l’association “droit au logement”, elle a été largement vue sur internet et utilisée par ceux qui dénoncent la dérive sécuritaire du gouvernement français.

Ces derniers temps, le président Sarkozy a remis en avant les thèmes qui l’ont porté au pouvoir en 2007, l’immigration et la sécurité. Un retour vers la droite dure pour un président en perte de popularité. Pour preuve ce discours vendredi dernier, où il fait un lien direct entre immigration et délinquance : “Je prends mes responsabilités, la nationalité française doit pouvoir être retirée à toute personne d’origine étrangère qui aurait volontairement porté atteinte à la vie d’un fonctionnaire de police ou d’un militaire de la gendarmerie ou de toute autre personne dépositaire de l’autorité publique”.

Mi-juillet, ce sont d’autres images fortes qui font la Une de l’actualité, ces violences dans un quartier de Grenoble provoquées après la mort d’un jeune braqueur. Des scènes de guérilla urbaine rappellant celles qui avaient enflammé le pays il y a 5 ans.

D’où l’annonce par le président Sarkozy d’une série de mesures répressives, mais inapplicables selon le constitutionnaliste Guy Caracassonne :
“L’article 1er de la constitution dit que la République assure l‘égalité de tous les citoyens devant la loi sans distinction d’origine. Donc de toute façon, on ne peut pas leur retirer la nationalité française parce qu’on ne peut pas les rendre apatride, c’est interdit par la totalité du droit international public”

Sur le devant de la scène également, le ministre de l’Immigration, Brice Hortefeux. Il a annoncé lui, le démantèlement de 300 campements illégaux, de Roms notamment, d’ici à la fin octobre. Il a également parlé de reconduites à la frontière “quasi immédiates” vers la Roumanie et la Bulgarie pour les Roms ayant commis des délits.

Dans l’opposition, tout en dénonçant la “dérive anti-républicaine” du chef de l’Etat, on garde une certaine discrétion. Pour le PS, Sarkozy tente de masquer l‘échec de sa politque sécuritaire et de faire oublier notamment l’affaire Woerth-Bettencourt.