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Marée noire : retour sur plus de trois mois de cauchemar

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Marée noire : retour sur plus de trois mois de cauchemar

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C’est par une tragédie humaine que commence la pire catastrophe écologique de l’histoire des Etats-Unis. Le 20 avril, onze personnes sont tuées dans une explosion à bord de la plateforme Deepwater Horizon, dans le Golfe du Mexique.

Elle coule le lendemain. Le 25 avril, son exploitant, le britannique BP, annonce que du pétrole s‘échappe du puits par 1500 mètres de fond.

Au fil des jours, la fuite s’avère bien plus importante que redoutée, se comptant en millions de litres par jour.

Les premières nappes de pétrole atteignent la Louisiane le 29 avril. Barack Obama décrète aussitôt la marée noire “catastrophe nationale”.

Critiqué pour sa gestion de la crise, le Président américain se rendra quatre fois dans la région pour démontrer sa préoccupation. Très vite, il incrimine BP, qui finit par reconnaître l’existence de défaillances préalables à l’explosion.

Le 17 juin, le patron du groupe pétrolier, le britannique Tony Hayward, présente ses excuses devant le Congrès américain. La veille, il a accepté de créer un fonds de 20 milliards de dollars pour indemniser les victimes et financer le nettoyage des côtes.

Mais le pétrole s’est infiltré dans les marais spongieux de Louisiane et du Mississippi. C’est tout un écosystème qui se meurt. Et avec lui, l‘économie de la région.

Sur le front du colmatage du puits, BP pense tout d’abord pouvoir placer un couvercle sur le conduit principal et forer des puits annexes pour continuer à exploiter le gisement. Cette tactique est mise en oeuvre le 8 mai, en vain. Toutes les tentatives visant à sauver le gisement seront des échecs cuisants

Finalement, le 12 juillet, BP pose un entonnoir sur le conduit, parvenant pour la première fois à arrêter la fuite. Il aura fallu trois semaines de plus pour condamner le puits de manière définitive.