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Le Koursk, la fierté de la marine russe

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Le Koursk, la fierté de la marine russe

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La fierté de la marine russe. 154 mètres de long, 13 500 tonnes, une double coque qui le rendait “incoulable”… Le Koursk, mis en service fin 1994, est issu de la plus grande classe de sous marins d’attaque jamais construits. 
 
Ce samedi 12 août 2000, le Koursk effectue des manoeuvres de prestige en mer de Barents, quand deux explosions le font sombrer par 108 mètres de fond, à 135 kilomètres de Severomorsk.
 
La plupart des marins mourront dans les explosions. Mais 23 hommes réfugiés dans le dernier compartiment attendront en vain des secours. Au départ, les autorités minimisent l’incident, on parle de “difficultés techniques mineures ”. Après plusieurs tentatives infructueuses, il faudra attendre le 20 août pour que les sauveteurs atteignent le Koursk, mais trop tard.
 
Combien de temps ces hommes agoniseront-ils? Pour les familles, c’est le choc. Et la colère. Mise en cause, la lenteur des autorités russes à reconnaitre l’ampleur de l’accident, et à accepter 
l’aide des bâteaux étrangers. Et Vladimir Poutine, fraichement élu et peu pressé d’ interrompre ses vacances sur la mer noire, mettra 24 heures de trop à réagir. 
 
Quelques jours plus tard, conscient de sa bévue, le président russe doit reconnaitre devant tous, la mort des marins.
 
Le renflouage du sous-marin sera un véritable exploit. Grâce à un navire néerlandais spécialisé dans ce genre d’opération, le Koursk est en partie remonté à la surface, avant d‘être remorqué au port de Roslyakovo, dans le golfe de Mourmansk.
 
L’opération prendra plus d’un an. Elle va permettre l’identification et la mise en terre des corps, 115 marins au total seront retrouvés. L’enquête, rendue en 2002, avalisera l’hypothèse de l’explosion accidentelle d’une torpille due à une fuite de liquide propulseur.