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Lockerbie : Londres met en garde contre la célébration de la libération d'al-Megrahi

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Lockerbie : Londres met en garde contre la célébration de la libération d'al-Megrahi

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Il y a un an jour pour jour, Abdelbaset al-Megrahi, la seule personne condamnée dans l’attentat de Lockerbie, en Ecosse, était libéré et rapatrié en Libye. Raison invoquée par le gouvernement écossais : sa santé, les médecins ne lui pronostiquant que quelques mois à vivre en raison d’un cancer de la prostate.

270 personnes sont mortes dans cet attentat en décembre 1988, mais al-Megrahi, lui est toujours en vie. La presse relayait ce vendredi matin les appels des gouvernements britannique et écossais à ce que la Libye évite toute célébration déplacée de l‘événement. Un habitant de Lockerbie estime que de toute façon, la libération a déjà eu lieu mais que la décision a été mal pensée et prise dans la précipitation.

Cette affaire a jeté un froid dans les relations entre le gouvernement semi-autonome d’Ecosse et le Premier ministre britannique David Cameron qui a qualifié cette décision d’erreur. Le ministre écossais de la justice lui répond : “ Cette décision ne pouvait satisfaire personne. Il n’y avait pas consensus. Certains la soutenaient, d’autres s’y opposaient. Mais c’est moi qui devais prendre la décision. C‘était ma responsabilité, j’ai respecté les règles et les lois écossaises, j’ai agi sur avis médical, et je m’en tiens à cette décision.”

La libération d’Abdelbaset al-Megrahi a aussi enfoncé un coin dans les relations entre Londres et Washington. La plupart des victimes de l’attentat de Lockerbie étaient en effet américaines.