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Chili: il faudra minimum trois mois pour faire sortir les 33 mineurs

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Chili: il faudra minimum trois mois pour faire sortir les 33 mineurs

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Au Chili, la joie a envahi la ville de Copiapo et bien au-delà. Depuis que les 33 hommes bloqués au fond de la mine de San José ont montré qu’ils étaient encore en vie et ont pu être contactés via une sonde dimanche, les familles et les autorités s’organisent car le bout du tunnel est encore très loin.
Selon les prévisions les plus optimistes des ingénieurs, il faudra 3 mois pour extraire les mineurs.
Envoyer des lettres de soutien pour doper leur moral est donc jugé crucial.
C’est grâce à une capsule surnommée le “pigeon” que les contacts et échanges se font entre la surface et la cavité où sont emprisonnés les mineurs depuis l‘éboulement du 5 août. Une cavité située à 700 mètres sous terre.

Les secouristes ont commencé le montage d’un puissant excavateur qui forera le puits de 66 centimètres de large pour faire sortir les 33 miraculés.

Des miraculés qui forcent le respect pour s‘être organisés pendant 18 jours avec le peu de vivres qui leur restait. “Ils mangeaient deux cuillerées de thon toutes les 48 heures et un demi-verre de lait”, d’après une sénatrice régionale.

Le Président Sebastián Piñera avait été l’un des rares à croire publiquement en leur survie. Il pourrait voir sa côte de popularité remonter, prédisent des analystes. Car cinq mois après son investiture, le milliardaire affiche moins de 50% d’opinions favorables, soit le plus bas niveau pour un président depuis le retour de la démocratie a Chili en 1990.

Avec AFP

Chili: un mécène offre 7.600 euros à chaque mineur bloqué
SANTIAGO, 23 août 2010 (AFP) – Un magnat chilien de la mine et mécène connu
a remis lundi aux familles des mineurs bloqués à 700 m au fond de la mine de San
Jose des chèques équivalant à 7.600 euros, un pour chacun des mineurs qu’il veut
mettre définitivement à l’abri du besoin, a constaté l’AFP.
“C’est un chèque nominatif de cinq millions de pesos (10.000 dollars, 7.600
euros). Dès qu’ils sortiront, ils les encaisseront”, a déclaré Leonardo Farkas,
patron multimillionaire de la compagnie minière Santa Fe, en remettant les
chèques aux familles aux abords de San Jose, dans le nord du Chili.
Farkas, connu pour ses généreuses initiatives de bienfaisance, a ajouté
qu’il va faire campagne auprès d’autres patrons chiliens, pour qu’ils aident
également les mineurs piégés sous terre, avec pour objectif de collecter un
million de dollars pou chacun, pour qu’ils n’aient plus jamais à travailler.
“Et quand ils les sauveront, je vais organiser une fête”, a promis
l’entrepreneur.
Les secouristes ont établi dimanche le contact avec les 33 mineurs vivants,
18 jours après un éboulement qui les a bloqués au fond de la mine de cuivre et
d’or de San José, a 800 km de Santiago. Ils ont pu lundi faire passer des
premiers ravitaillements, de l’eau et du sérum glucose, aux mineurs dont les
opérations

Chili/mineurs bloqués: l’entreprise doute de pouvoir payer les salaires
SANTIAGO, 23 août 2010 (AFP) – Le groupe chilien San Esteban, propriétaire
de la mine d’or et de cuivre de San José où 33 mineurs sont piégés sous terre
depuis 18 jours, doute de pouvoir payer les salaires et pourrait se déclarer en
faillite, tout en rejetant sa responsabilité dans l’accident.
“C’est difficile”, a répondu à la radio Cooperativa Alejandro Bohn, un des
propriétaires du groupe, après avoir été interrogé sur le paiement des salaires
des hommes bloqués et de ceux qui ne peuvent plus travailler à la suite de
l‘éboulement qui s’est produit le 5 août dans la mine.
“Tout dépend de ce qu’on arrive à négocier avec les autorités. Notre
compagnie minière est petite, moyenne, et son seul gisement d’exploitation était
la mine de San José” aujourd’hui arrêté, a-t-il souligné.
L’avocat de l’entreprise, Hernan Tuane, a pour sa part reconnu que le groupe
San Esteban pourrait se mettre en faillite. “Evidemment qu’il y a des risques de
faillite. Nous avons un patrimoine positif, mais ce que nous n’avons pas ce sont
les liquidités nécessaires pour pouvoir répondre aux obligations à venir parce
que la mine est paralysée”, a-t-il expliqué.
M. Bohn a rejeté toute responsabilité dans l’accident, comme l’avait déjà
fait l’entreprise quelques jours après l‘éboulement.
“La compagnie est sereine, dans le sens où il n’y a jamais eu d’antécédents
de catastrophes de ce type, ses travailleurs sont formés et ils avaient les
dispositifs de sécurité pour avoir la protection nécessaire face à un événement
ayant ces caractéristiques”, a-t-il déclaré.
Le ministre chilien des Mines, Laurence Golborne, a rejeté les déclarations
de l’entreprise et accusé ses cadres de “manque de préoccupation assez important
au niveau de la sécurité”.
L’exploitation de la mine a commencé en 1889, mais l’installation a été
fermée en 2007 après un accident qui a provoqué la mort d’un employé. Elle a été
rouverte un an plus tard.
En 2006, un autre homme a perdu la vie pendant son travail, tandis que début
2010, un mineur a été blessé à la jambe.
Les mineurs ont été contactés via une sonde au niveau d’un refuge équipé
pour une survie de 48 à 72 heures.
pa/jlv/mdr/sb
AFP