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Parmi les survivants, l'incompréhension


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Parmi les survivants, l'incompréhension

Madame Leung se trouvait à bord du bus.
Son mari est mort en héros, en se jetant sur le preneur d’otages. Ses deux filles de 14 et 21 ans ont été tuées. Son fils de 18 ans est tout ce qui lui reste. Il est en soins intensifs après une opération du cerveau.
 
“Le preneur d’otages ne voulait pas nous tuer, mais puisque les négociations n’aboutissaient pas, il a commencé à vouloir abattre des gens. Pourquoi ne lui a-t-on pas donné de l’argent ? Je ne comprends pas pourquoi on ne lui a pas donné ce qu’il voulait,” dit-elle, secouée de sanglots.
 
Tracey Wong, 15 ans, ne sait pas encore que ses parents sont morts. Hospitalisée, elle raconte le dénouement de 11 heures de terreur : “je me suis cachée sous un siège. Il y a eu de nombreux coups de feu puis des gaz lacrymogènes. C‘était douloureux pour tout le monde dans le bus. Beaucoup de gens ne pouvaient plus respirer.”
 
Le choc est grand également pour les parents de Rolando Mendoza, le preneur d’otages, qui ont vu leur fils se faire abattre en direct à la télévision.
 
Son père réclame une enquête approfondie sur les raisons de son expulsion de la police. Une radiation dont il avait fait appel.
 
“Nous demandons de l’aide, tout particulièrement au Président, pour que tout le monde comprenne ce qui a poussé mon fils à cela, à savoir le rejet de sa procédure d’appel par la police nationale des Philippines, sa version des faits n’a jamais été entendue,” martèle Leonardo Mendoza.
 
Rolando Mendoza, 55 ans, était accusé d’avoir fait chanter un chef cuisinier d’un hôtel de Manille. Il avait été radié de la police pour vol et extorsion de fonds.

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