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Questions et colère au lendemain de la prise d'otages aux Philippines

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Questions et colère au lendemain de la prise d'otages aux Philippines

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A Hong Kong, les drapeaux sont en berne, et les critiques fusent sur le professionnalisme des forces de l’ordre, l’assaut s’est terminé en bain de sang.
La police philippine reconnait avoir commis des erreurs, les autorités hong-kongaises déconseillent à leur ressortissants de se rendre aux Philippines, et cachent mal leur colère : “C’est vraiment tragique, dit le chef de l’exécutif Donald Tsang, et la façon dont cela a été mené, spécialement le dénouement, c’est décevant. Je suis infiniment triste pour les victimes. C’est tellement regrettable”.

La question est dans tous les esprits : pourquoi ne pas avoir mis le preneur d’otages hors d‘état de nuire quand il apparaissait pour libérer les otages ? le président Benigno Aquino III maintient sa version. Il pensait que l’homme n‘était pas capable de tuer : “C‘était une décision tactique. Sil n’y a pas de menace immédiate pour les otages, nous devons attendre. Il n’y en avait pas, pourquoi choisir la force ? Pourquoi risquer inutilement la vie des otages ?”

Pendant près d’une heure, les policiers ont tenté de maitriser le preneur d’otages qui retenait encore 15 touristes dans le bus. Après l’avoir enfin abattu, les policiers ont découvert au moins huit cadavres, plusieurs blessés, et quatre rescapés.