DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Arthur Hervet: l'homme d'église qui défie Nicolas Sarkozy

Vous lisez:

Arthur Hervet: l'homme d'église qui défie Nicolas Sarkozy

Taille du texte Aa Aa

Voici celui par qui le scandale est arrivé. Arthur Hervet, prêtre lillois très engagé depuis de nombreuses années auprès des Roms, est un des premiers hommes d‘église à avoir dénoncé la politique d’expulsions du gouvernement. C’est lui qui, au détour d’une phrase, avait dit “prier pour que Nicolas Sarkozy ait une crise cardiaque”.

“Cet homme, ce président de la République, a été élu, mais il ne connaît pas la réalité de la base. Il décide un certain nombre de choses sans connaître ces personnes-là, moi j’aurais dit, je voulais dire, peut-être maladroitement, que je voudrais bien qu’il ait un “coup de coeur” pour ces gens, une crise cardiaque c’est ça le coup de coeur.”

Très engagé depuis de nombreuses années auprès des Roms, le prêtre âgé de 71 ans leur rend régulièrement visite, comme dans le camp de fortune de Mons-en-Baroeul où il interpelle quelques membres de la communauté au sujet des mesures financières annoncées par le gouvernement.

“Par famille 3600 euros. Il y aura peut-être des gens qui vont accepter s’ils ont 3600 euros mais il y aura des gens qui ne vont pas accepter, parce que là-bas la vie en Roumanie, pour 3600 euros, tu vis un mois ou deux, c’est tout. Et puis ils vont faire quoi ensuite ? Ils n’ont pas d’abris, ils n’ont rien.”

Mardi, un autre campement a été évacué puis détruit par les forces de l’ordre, non loin de là, à Villeneuve d’Ascq. Claude wauquier, du comité catholique contre la faim et pour le developpement, a assisté à la scène.

“Les policiers ont arrivés, ont embarqué 9 adultes et 12 enfants, au commissariat. Ensuite, une pelleteuse est arrivée et a écrasé les logements de ces personnes, les baraques qu’ils avaient construites avec les récupérations.”

5 arrêtés de reconduite à la frontière ont été prononcés. De son côté, l’Union européenne a exhorté les pays membres à oeuvrer pour l’intégration des Roms. La France s’est dit prête à le faire, mais dans leur pays d’origine.