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Le Japon ouvre une salle d'exécution aux médias

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Le Japon ouvre une salle d'exécution aux médias

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Une salle de prière où trône une statue de Bouddha, une pièce vitrée sans fenêtre où règne une ambiance glaciale : nous sommes dans une chambre d’exécution des condamnés à mort au Japon. Pour la première fois, le pays du soleil levant a ouvert une salle d’exécution aux médias afin que le public japonais se fasse une idée précise de la sentence.

Derrière ce carré rouge au sol, l’emplacement de la trappe qui s’ouvre sous les pieds du condamné.
Et ici, au mur, trois boutons actionnés simultanément par trois gardes qui ignorent lequel est actif.

La ministre de la justice japonaise justifie une telle opération médiatique : “ Nous voulons fournir des éléments au débat public sur le système de la peine de mort et montrer toutes les conséquence que cette sentence peut avoir”.

Le Japon est l’une des rares démocraties à maintenir la peine de mort. Selon un sondage, 85% des Japonais y seraient favorables.

“Si mes enfants étaient tués par un criminel, je souhaiterais sans aucun doute qu’ils soient condamnés à mort”, explique cette mère de famille. “Je ne souhaite pas qu’un criminel retourne dans la société. Il n’a pas le droit au pardon”, ajoute ce jeune Japonais.

107 prisonniers attendent actuellement dans les couloirs de la mort au Japon. Les détenus peuvent attendre le sentence pendant des décennies.