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Retour résigné dans les terres inondées du Penjab

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Retour résigné dans les terres inondées du Penjab

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Des champs inondés à perte de vue. La province du Penjab, au Pakistan, ressemble toujours à un vaste lac artificiel et pourtant les habitants commencent à rentrer.

Un retour, les pieds dans l’eau, marqué par la résignation et l’abattement pour ces villageois, dans une région qui vit principalement de l’agriculture. Il ne reste presque plus rien de leurs maisons, leurs récoltes ont été anéanties par les flots. Ce fermier ne peut que constater les dégâts et espérer que l’aide arrivera à temps pour donner un toit à ses enfants avant l’hiver.

“Quand le gouvernement nous aura distribuer l’aide, on pourra reconstruire nos maisons pour nos enfants. Mais en attendant, qu’est-ce qu’on fait ? La saison froide arrive et on n’a ni médicament, ni eau potable ni nourriture.”

Alors que les habitants du Penjab regagnent leur domicile, ceux de la province du Sindh sont évacués. Le fleuve Indus ne cesse d’enfler, faisant planer une nouvelle menace sur la région.
Depuis jeudi, un million de personnes auraient pris le chemin de l’exode dans cette zone, rejoignant huit millions de leurs compatriotes sinistrés.

D’immenses convois sillonnent donc les routes du sud du pays, à la recherche d’une terre d’asile provisoire, le plus loin possible du lit de l’Indus. Les crues du fleuve ont déjà entraîné la mort de 1600 personnes au Pakistan.