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Une chose est sûre. Personne ne regrette qu’en renversant Saddam Hussein, ils aient mis fin à 35 ans de dictature. Mais la chute du président irakien n’a pas empêché le pays de plonger dans le chaos.

Au moment de leur départ, les Américains laissent une nation en proie à la violence, et une jeune démocratie paralysée. Les élections du 7 mars dernier n’ont donné à aucun parti la capacité de gouverner seul. Depuis ce scrutin où les deux principales formations ont respectivement gagné 91 et 89 sièges, impossible de trouver un compromis : le 16 août les deux listes rompaient même leurs négociations, éloignant l’espoir de constituer rapidement un gouvernement.

Et cette instabilité politique est un terreau idéal pour la violence. De plus en plus d’Irakiens sont fatigués des batailles politiciennes et soutiennent la violence comme moyen d‘ébranler le système. Washington va maintenir 50 000 soldats en Irak, mais ce sera aux Irakiens d’assurer la sécurité de leur pays. Impossible avant 2020, assure-t-on en haut lieu dans l’armée irakienne. Signe de cette difficulté : l’attentat du 17 août dernier contre un centre de recrutement de l’armée irakienne à Bagdad, il a fait 59 morts.

Autre enjeu pour l’Irak, éviter le retour des violences confessionnelles. En février dernier, plus de 100 personnes mouraient lors du pèlerinage
chiite de Kerbala. 300 personnes sont encore tuées chaque mois en Irak.

Entre la peur de mourir et la nécessité de vivre, le quotidien des Irakiens est pénible. Avec le départ des Américains, beaucoup de chantiers ont été abandonnés. Les services publics sont défaillants, l’eau potable et l‘électricité manquent cruellement.Et l’aide humanitaire internationale reste indispensable.

Depuis l’invasion de 2003, il y a un manque de 61% dans la fourniture d‘électricité, selon l’ONU. Résultat, en été, il n’y a que deux heures d‘électricité par jour. Avec une température de plus de 50°, réfrigérateurs et climatiseurs ne marchent pas, de quoi échauffer les esprits.

Sept ans après la chute de Saddam Hussein, le constat est rude : les Irakiens n’ont ni les services de base, ni la sécurité.

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