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Eric Besson droit dans ses bottes

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Eric Besson droit dans ses bottes

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Le ministre français de l’Immigration est resté droit dans ses bottes après son examen bruxellois. Eric Besson et son collègue chargé des Affaires européennes ont dû s’expliquer devant deux commissaires européennes sur les renvois groupés de Roms dans leurs pays d’origine, la Roumanie et la Bulgarie.
La France est critiquée de toutes parts pour la politique menée depuis un mois à l‘égard des Roms. Et Bruxelles veut vérifier si ces renvois sont compatibles avec les règles européennes. A l’issue de la rencontre, la commissaire Viviane Reding s’est gardée de réagir, mais elle devra livrer ce mercredi son analyse à ses collègues. Pour Eric Besson, les choses sont claires. Personne n’a été forcé au départ :

“C’est le juge qui donne l’autorisation de démanteler un camp, c’est le juge qui vérifie si les retours – qu’ils soient forcés ou volontaires – respectent scrupuleusement nos procédures. Et c’est d’ailleurs pourquoi il n’y a pas eu de retour forcé portant sur des personnes qui vivaient dans les camps qui ont été démantelés parce que le délai minimal d’un mois auquel elles ont droit n’est pas passé. Tout ça est grotesque !”, a-t-il martelé.

Ceux qui ont quitté le territoire français l’auraient donc fait de leur plein gré moyennant une aide au retour de 300 euros par adulte. En un peu moins d’un mois, la France a renvoyé près d’un millier de Roms. Parmi les arguments avancés par Paris, une forte hausse des actes de délinquance perpétrés par des Roumains dans la capitale.