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Le registre européen des lobbyistes

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Le registre européen des lobbyistes

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A Bruxelles comme à Strasbourg, les lobbyistes seraient au moins 15.000 à oeuvrer en coulisses. Depuis 2 ans, ils ont la possibilité de se faire connaître en s’enregistrant auprès notamment de la Commission européenne. Y-a-t-on gagné en transparence ?

Informer, conseiller et bien sûr tenter de faire valoir leurs vues, c’est le rôle des lobbyistes – ou représentants d’intérêts selon la terminologie officielle.

Si leur expertise est communément admise, le flou entourant cette profession fait débat. Pour ce consultant, leur mode de fonctionnement est pourtant limpide : “Ici à Bruxelles, chacun sait que le lobbying fait partie d’un processus de consultation et d’expression de la part des organisations, des entreprises, [un processus] souhaité par les institutions [communautaires]”, explique Bruno Dupont, président et fondateur d’Euralia (1).

Mais depuis juin 2008, les représentants d’intérêts sont invités à s’inscrire sur un registre spécialement mis en place par la Commission européenne.

Objectif : identifier les intérêts qui influencent le processus décisionnel communautaire et les ressources mobilisées à cette fin.

Cabinets d’avocats, ONG, groupes de réflexion, syndicats, entreprises et autres organisations patronales, un peu plus de 3.000 l’ont fait à ce jour. Les informations disponibles dans ce registre sont consultables à cette adresse : http://www.europa.eu/transparency/regrin

“Il faut évidemment que ce lobbying se déroule dans un cadre parfait de transparence avec des règles précises qui permettent bien entendu aux acteurs de s’exprimer mais de ne pas faire n’importe quoi”, ajoute Bruno Dupont.

En s’inscrivant, les représentants d’intérêts s’engagent également à respecter les dispositions du code de conduite édicté par la Commission européenne. Un bémol cependant, cette inscription se fait sur la base du volontariat. Et pas question, a priori, de la rendre obligatoire. Pour l’heure, Bruxelles se concentre sur la mise en place d’un registre commun avec le Parlement européen. Projet qui pourrait voir le jour en juin 2011.

(1) Euralia est une société de conseil basée à Bruxelles et spécialisée dans les affaires publiques européennes. Créée en 1993, elle propose des services de veille politique, réglementaire et législative communautaire et nationale, lobbying institutionnel, représentation d’organisations professionnelles, identification de projets et financements, communication et relations presse, formation aux affaires européennes.