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Venu représenter l’Union européenne au sommet de l’ONU, le Président de la Commission s’est exprimé sur le bras de fer qui oppose l’exécutif européen à la France. Les expulsions de Roms pourraient valoir à Paris une procédure d’infraction. José Manuel Barroso répond aux questions de notre envoyée spéciale à New York.

Valérie Gauriat, euronews :
“Concernant la réforme de la gouvernance économique, la semaine dernière, les débats du sommet européen ont été éclipsés par les incidents avec le président français…”

José Manuel Barroso, Président de la Commission européenne :
“Je ne vais pas commenter cette affaire encore une fois…”

euronews :
“Mais est-ce que la Commission envisage toujours une action en justice contre Paris ?”

José Manuel Barroso :
“Ecoutez, nous menons actuellement l‘évaluation d’un point de vue juridique, de manière très objective et professionnelle. C’est ce que nous devons faire pour tous les Etats membres. C’est ce que nous devons faire d’après les Traités et nous le ferons.”

euronews :
“Il est plutôt rare que la Commission prenne une telle position face à un Etat membre.”

José Manuel Barroso :
“C’est notre obligation, notre devoir. Il nous incombe selon les Traités de faire respecter le droit européen. C’est une partie de notre fonction. Dans le domaine des droits fondamentaux, lorsque c’est nécessaire, nous devons agir, et nous devons le faire de manière très objective, parce que nos Etats membres sont des pays démocratiques fondés sur l’Etat de droit. Il y a aussi des systèmes nationaux, des tribunaux nationaux vers lesquels les gens peuvent se tourner. Mais nous considérons les choses d’un point de vue juridique, de manière très objective.”

euronews :
“De toute évidence, le président français n‘était pas d’accord avec cela…”

José Manuel Barroso :
“Je ne vais pas faire d’autres commentaires sur cette affaire. Je ne pense pas que ce soit bénéfique. Je dois juste dire que la Commission défendra toujours le respect du droit européen. En politique, on peut décider d‘être d’un côté ou de l’autre. Mais en matière de respect du droit européen, la Commission doit agir, elle doit vérifier si les décisions prises par tous les Etats membres sont faites ou pas en accord avec la législation.”

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