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Pour l'efficacité de l'aide financière aux pays pauvres les pièges sont nombreux

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Pour l'efficacité de l'aide financière aux pays pauvres les pièges sont nombreux

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Trouver de nouvelles recettes c’est bien; encore faut-il les utiliser de façon efficace, pour générer un réel développement dans les pays auxquels cet argent est destiné ?

En marge du sommet des Nations Unis à New York, le G7+ s’est réuni. Il regroupe les pays les plus affectés par les conflits, les pays aux économies les plus fragiles. Pour ces pays, un des ennemis du processus argent/développement c’est la bureaucratie.

“Savez-vous combien y a-t-il de couches bureaucratiques quand l’Union européenne veut aider le Timor, affirme Jose Ramos Horta, président du Timor Est. Ils ne nous fournissent pas les fonds directement. Ces fonds sont gérés par la Banque Mondiale et la banque mondiale possède ses propres strates de bureaucratie dont elle est responsable. Ensuite le projet est confié à un département de l’ONU mais l’ONU excelle dans les études de projet, pas dans leur réalisation”.

Certains regrettent donc que l’aide financière ne leur parvienne pas directement. D’autres pensent que ce n’est pas nécessaire, c’est le cas du spéculateur philantrope George Soros.

“Les donneurs doivent rendre compte de l’argent et s’ils le donnent au gouvernement, alors il y a des risques qu’il disparaisse. Parce que de nombreux pays qui sont pauvres, le sont parce qu’ils ont de mauvais gouvernements”.

On le voit le processus qui va de la décision de débloquer les fonds jusqu’au développement d’un pays peut-être semé d’embuches. Ce n’est pas nouveau et ça dure même depuis longtemps.