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Emplois fictifs : le conseil de Paris ôte une épine du pied de Jacques Chirac

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Emplois fictifs : le conseil de Paris ôte une épine du pied de Jacques Chirac

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C’est un drôle d’accord qui n’a pas fini de faire couler de l’encre. Ce matin les conseillers de Paris, ont dit ‘oui’ à un accord conclu entre la Mairie de Paris, Jacques Chirac et l’UMP.

L’accord concerne l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris, une affaire qui remonte aux années 90.

Par 147 voix pour et 13 contre, les élus parisiens ont accepté que l’ancien président et le parti au pouvoir versent plus de 2 millions d’euros d’indemnités à la mairie de Paris, laquelle renonce à être partie civile au procès de Jacques Chirac. Seuls les élus verts ont voté contre : “Moi j’aimerais bien qu’on nous dise que maintenant un voleur à la tire, un gamin qui pique un tee shirt dans un monoprix ou qui agresse une personne pour lui voler un peu d’argent, ben il suffira qu’il rende et puis il sera absout”, ironise Yves Contassot du parti des Verts.

Avec cet accord, c’est une page importante de l’histoire de la ville qui se tourne.

L’actuel parti du président Sarkozy, héritier du RPR, celui de Jacques Chirac à l‘époque, versera plus d’un million et demi. L’ancien président paiera pour sa part 550 000 euros. Sous immunité présidentielle jusqu’en 2007, Jacques Chirac s’est vu rattrapé par la justice dès son départ de l’Elysée.

Il a été mis en examen quelques mois seulement après. L’instruction a connu de nombreux rebondissements depuis mais devrait aboutir d’ici la fin de l’année ou le début 2011 avec un procès au cours duquel grâce à cet accord il fera donc face à un banc des victimes déserté.

Avant d‘être Président de la République Jacques Chirac fut maire de Paris de 1977 à 1995.
L’affaire des emplois fictifs concerne la période 1983-1998. Sur 481 emplois examinés par la justice sur cette période, 21 présenteraient un caractère fictif.

Des gens employés et payés avec l’argent public, à ne rien faire. Ce n’est pas la seule affaire dans laquelle l’ancien président est impliqué. Pour celle-ci il risquait jusqu‘à 10 ans de prison.

L’accord le met à l’abri d’un verdict sévère. Le président préféré des français peut donc aborder sereinement ce procès.

C’est précisément ce qui met en colère une partie de la classe politique et embarrasse les élus socialistes qui ont voté en faveur de l’accord.