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OGM : la proposition de Bruxelles essuie un premier rejet

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OGM : la proposition de Bruxelles essuie un premier rejet

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Une fois n’est pas coutume. Les ministres européens de l’Agriculture ont serré les rangs sur le dossier des OGM. Et s’ils se sont mis d’accord, c’est pour rejeter la proposition de Bruxelles, qui consiste à laisser décider chaque pays des cultures sur son sol. Le commissaire européen John Dalli y voit la seule solution qui vaille et ne s’avoue pas vaincu :

“Je résumerai en un mot : enfin, at last, les discussions ont commencé”, a-t-il déclaré.

Les OGM divisent en permanence les Vingt-sept. D’où cette proposition de chacun pour soi. Mais pour la plupart des pays, qu’ils soient pro ou anti-OGM, la politique commune ne doit pas être remise en cause :

“Il serait ridicule de ne pas avoir une position commune sur un dossier aussi important. Il serait trop facile de légiférer parfois sur les détails de certaines productions et ensuite, lorsque la discussion devient difficile, de laisser chacun faire ce qu’il veut”, explique le ministre italien de l’Agriculture Giancarlo Galan.

Si Bruxelles propose de renationaliser les autorisations, c’est pour permettre aux pays qui cultivent les OGM d’en autoriser de nouveaux. Mais les ONG sonnent l’alerte. Comment alors limiter les risques de contaminations involontaires ?

“Le vrai problème est la sécurité et toute la controverse scientifique autour de la sécurité des OGM. La Commission aurait dû s’assurer avant tout que la sécurité soit au centre des propositions et s’assurer ainsi que des cultures sûres finissent dans les rayons des supermarchés”, regrette Marco Contiero de Greenpeace.

Actuellement, deux types d’OGM peuvent être cultivés en Europe et de nombreux autres sont autorisés à la vente. Le consommateur, lui, est plutôt fataliste.

“Il y a beaucoup d’autres produits aussi dans l’agriculture, alors, il est difficile pour moi de juger si c’est mauvais ou pas”, explique le client d’un grand magasin à Bruxelles.

“Si j’aimerais bien avoir des OGM dans mon assiette ? Je ne crois pas qu’on me donne le choix. Les entreprises sont beaucoup trop puissantes pour qu’on nous donne le choix et les enjeux financiers trop importants”, déplore un autre.