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Brésil : l'ascension fulgurante de Dilma Rousseff

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Brésil : l'ascension fulgurante de Dilma Rousseff

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Dilma Rousseff, une femme de caractère, bénie par Lula. Presque inconnue quand l’hyper-populaire président brésilien la lance dans la course à la plus haute fonction, la candidate du Parti des Travailleurs jure de poursuivre l’oeuvre de son mentor dont les résultats sont jugés probants :
“Nous représentons le projet du changement. Le même projet qui a sorti le Brésil de sa position de subordination devant le Fonds monétaire international. C’est nous qui avons sorti 28 millions de personnes de la pauvreté”.

Fille d’un riche immigrant bulgare ayant fui la répression politique, Dilma Rousseff rejoint l’extrême gauche dans la lutte armée contre la dictature militaire. Elle passera 3 ans en prison avant d‘être libérée au début des années 70.

Economiste de formation, elle rejoint le PT en 1986. Elle fait partie de l’aile modérée. Pragmatique, efficace et exigeante, elle est appelée par Lula en 2003 au poste de ministre de l’Energie. En 2005 elle est propulsée au poste de chef de cabinet, sorte de Premier ministre, suite aux démissions des poids lourds du gouvernement emportés par des scandales de corruption.

Bonne gestionnaire, Dilma Rousseff en a fait un argument de campagne : “Je suis économiste et j’ai appris que l‘économie ne fait pas que bouger des chiffres. Elle doit aussi améliorer la vie des gens”.

Ses spots de campagne la présentent comme la “mère du PAC”, le programme d’investissements dans les infrastructures. Un dossier toujours en suspens au Brésil.

“Les plus gros problèmes nationaux qui restent à résoudre sont l‘éducation de base, la santé publique, l’hygiène et la sécurité publique. Même si le Brésil s’est développé, de sérieux problèmes demeurent dans ces domaines”, souligne Ricardo Ismael, analyste politique.

En effet malgré les progrès incontestables réalisés, la pauvreté reste très répandue. Selon l’ONU, le Brésil est le troisième pays d’Amérique latine avec la plus forte inégalité sociale. Seuls la Bolivie et Haïti font pire.