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Le mea culpa des Etats-Unis au Guatemala

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Le mea culpa des Etats-Unis au Guatemala

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Entre 1946 et 1948, Washington a innoculé sciemment la syphilis à des centaines de personnes. L’objectif était de tester la pénicilline sur les maladies sexuellement transmissibles. Le président guatémaltèque Alvaro Colom a réagi violemment: “Pour moi, il s’agit d’un crime contre l’humanité qui s’est produit à cette époque et sous ces autorités et évidemment le gouvernement du Guatemala se réserve le droit de porter plainte.”

Près de 1500 Guatémaltèques ont participé sans le savoir à cette expérimentation: prostituées, prisonniers, soldats et malades mentaux.

“Ce n’est pas normal souligne ce Guatémaltèque. C’est un abus parce qu’il s’agit d’une puissance mondiale, ils ont profité de personnes avec peu de ressources dans des pays pauvres pour mener leurs expériences.”
“Je suis contre ces abus, cela démontre seulement qu’il s’agit d’un groupe de rustres qui ne sont pas éduqués et tout ce qui m’intéresse c’est ce qui se passe dans mon pays” indique cet autre homme.

En 1997 déjà, le président américain Bill Clinton s‘était excusé pour l’un des épisodes les plus douloureux de l’histoire contemporaine américaine : l’utilisation comme cobayes pendant quarante ans, de 1932 à 1972, de 400 hommes noirs atteints de syphilis, et à qui on a refusé tout traitement.