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Brésil: un carnaval de candidats loufoques

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Brésil: un carnaval de candidats loufoques

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Cela ressemble beaucoup à un sketch, mais un clip électoral. Un super héros vêtu d’une cape verte fait son apparition sur les écrans, suivi dans un autre clip par un sosie du père-Noël.

Au Brésil, selon la loi, chacun des quelques 6 000 candidats a droit à un temps d’antenne minimum pour se présenter aux électeurs. Si leur parti est peu représenté au Parlement, les prétendants disposent de quinze secondes seulement pour se vendre. Alors, tous les arguments sont bons…

Une jeune femme fait valoir ses charmes, un autre, sa ressemblance avec Barack Obama. Mais il arrive que certains de ces petits candidats tirent leur épingle du jeu. Comme le clown Tiririca, qui pourrait remporter un siège dans l’Etat de Sao Polo. Il en va de même pour l’ex-footballeur Romario, qui devrait l’emporter dans son Etat de Rio de Janeiro.

Au Brésil, le vote est obligatoire. Alors plutôt que de voter blanc, les électeurs préfèrent parfois donner leur voix à un candidat décalé en signe de protestation.

Certains voient dans ce déferlement de candidats loufoques, le signe que la démocratie est en bonne santé, puisque n’importe qui peut prétendre à être élu. Mais pour d’autres, cela décrédibilise les institutions du pays.