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L’Asie, un partenaire plus que jamais incontournable. Pour l’Europe, le sommet de l’Asem, huitième du genre, est l’occasion de donner plus de profondeur à des relations dominées par le commerce. 60% du commerce mondial et la moitié du PIB planétaire sont générés par les 46 pays réunis durant ces deux jours. Mais cette fois-ci, beaucoup de sujets sensibles risquent de parasiter les discussions.

La Chine et le Japon sont en pleine crise diplomatique à propos d’une zone maritime que les deux pays se disputent.

De leur côté, les Européens veulent pousser la Chine à changer de politique monétaire, le yuan étant, pour eux, largement sous-évalué. Mais Pékin contre-attaque en fustigeant les mesures anti-dumping de l’Europe. Mieux, le régime, grand seigneur, s’offre le luxe de secourir un pays européen, la Grèce. Il participera à l’achat de nouvelles obligations grecques.

Autre source de tensions, la répartition des sièges au conseil du FMI. L’Europe en occupe neuf sur 24. Les Etats-Unis comme l’Asie lui demandent d’en céder une partie au profit des puissances émergentes.
Craintes terroristes oblige, Bruxelles a déployé un vaste dispositif de sécurité pour accueillir ce sommet.

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