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Polémique sur le yuan : la Chine voit rouge

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Polémique sur le yuan : la Chine voit rouge

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Le yuan, pomme de discorde persistante entre l’Europe et la Chine. Les deux puissances tenaient ce mercredi un court sommet. L’occasion pour les Européens de monter de nouveau au créneau. Ils estiment que la monnaie chinoise est sous-évaluée et soupçonnent Pékin de la maintenir au plus bas pour doper ses exportations.
Mais après avoir poliment renvoyé dans les cordes les Occidentaux en début de semaine, le Premier ministre chinois a été cinglant. Les Européens doivent cesser leurs pressions, a martelé Wen Jiabao, parce que la valeur du yuan va de toutes manières augmenter progressivement.

“Je crois que c’est politiquement très difficile pour la Chine d‘être montrée du doigt, d‘être le pays qui doit agir seul”, analyse André Sapir, de l’Institut Bruegel.

Nicolas Sarkozy est aussi de ceux qui pensent que la Chine n’est pas seule en cause. Pour le président français, qui prendra la tête du G20 en novembre, il faut ni plus ni moins “un nouvel ordre monétaire mondial”. Le débat sera lancé à la table des 20.

“Le G20 a mis en place un cadre pour une croissance équilibrée au niveau mondial où chacun, Etats-Unis, Europe et Chine, disons les trois principaux acteurs, devraient agir. Je pense que c’est ça la solution. Mais la Chine a sa part du travail à faire”, ajoute André Sapir.

Une Chine qui pèse de plus en plus dans le monde, y compris en Europe. La Grèce ne s’en plaindra pas. Pékin y a massivement investi, et gère notamment les docks d’Athènes. La République populaire a même promis d’acheter des obligations grecques pour soutenir le pays.