DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Chilie : une prouesse technique

Vous lisez:

Chilie : une prouesse technique

Taille du texte Aa Aa

Avec cette opération, c’est une nouvelle page de l’histoire du secourisme qui s’est écrite. Mais avant le miracle technique, il y a bien eu miracle humain. Un premier message sur un bout de papier 17 jours après l‘éboulement. Puis les premières images quatre jours plus tard de 33 coeurs vaillants.

L’urgence : les ravitailler. Un étroit conduit le permet. Percer le sous-sol granitique pour leur ménager une issue de secours est autrement plus délicat et risqué. Les excavateurs doivent opérer en douceur pour ne pas provoquer de nouveaux éboulements. Un puits-pilote de 30 centimètres de diamètre est d’abord foré, puis il est élargi à 66 centimètres.

Pour aider ces hommes à survivre par 688 mètres de fond, on fait appel à la NASA. Comme pour ses astronautes, le médecin Michael Duncan prescrit un régime à forte teneur en vitamine D pour compenser l’absence de soleil. La NASA recommande aussi des exercices et des activités contre l’oisiveté, et même un éclairage simulant le jour et la nuit.

La planche de salut prendra la forme d’une capsule et le nom du phénix. Les chantiers navals de la marine chilienne se chargent de la confection. C’est dans ce cylindre étroit, équipé d’un moniteur transmettant la fréquence cardiaque, respiratoire, la consommation d’oxygène et la température, que chacun des 33 sera hissé à la surface. Le bout du tunnel.