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Les "Amis" du Pakistan obtiennent des garanties sur les réformes

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Les "Amis" du Pakistan obtiennent des garanties sur les réformes

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Les inondations de juillet dernier ont mis à genoux un Pakistan déjà très fragilisé. 21 millions de victimes, 9,7 milliards de dollars de dégâts… Pour aider le pays à se relever, 26 Etats et organisations ont constitué un forum, “Les Amis du Pakistan démocratique”. Ils se sont réunis aujourd’hui à Bruxelles. Message numéro un : l’aide se poursuivra, mais de son côté, le gouvernement pakistanais doit réformer, à commencer par le système fiscal. Hillary Clinton avait clairement demandé aux plus riches de faire un effort financier. Un appel relayé par Richard Holbrooke :

“Chacun au Pakistan devrait s’interroger pour savoir s’il contribue autant qu’il le peut en cette période de grand besoin. Mais je crois comprendre, d’après les commentaires qui ont été faits, que les Pakistanais sont en train d‘étudier des moyens d’améliorer leur base fiscale”, a expliqué le représentant spécial américain pour l’Afghanistan et le Pakistan.

Islamabad s’y est engagé. Le Pakistan consent aussi à jouer les bons offices entre Kaboul et les Taliban en Afghanistan. Un Afghanistan stable est dans notre intérêt, assure le ministre des Affaires étrangères, mais il refuse que les aides à son pays soient liées à ce dossier :

“La question des Taliban n’a pas été discutée ici. Elle n‘était pas à l’ordre du jour. Ce qui était à l’ordre du jour, c‘était le rapport sur le secteur énergétique, c‘était ce que nous devons faire dans le secteur de l’eau, ce qui était à l’ordre du jour, c‘était comment rendre efficaces les institutions”, a insisté Shah Mahmood Qureshi.

Et notre correspondant à Bruxelles de conclure : “Le gouvernement pakistanais s’est évertué à dissiper l’ombre des Taliban qui planait sur cette réunion, mais rien n’y fait, il se heurte aux demandes informelles des Occidentaux. Pour aider le Pakistan, il faut que le Pakistan s’aide lui-même. Comment ? En menant les réformes économiques nécessaires, mais aussi en facilitant le dialogue avec l’aile la moins intransigeante des Taliban.”