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L'Europe en quête de l'équation clé pour préserver les retraites

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L'Europe en quête de l'équation clé pour préserver les retraites

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Un senior sur le marché du travail. En Suède, rien d’exceptionnel. Il y a 11 ans, ce pays a été l’un des premiers d’Europe à réformer son système de retraite, en encourageant les travailleurs à rester actifs au-delà de l‘âge légal de la retraite. Une décennie plus tard, pas un de ses partenaires européens ne fait l‘économie d’une réforme ou d’une réflexion pour résoudre l‘équation démographie, emploi, retraites.

Actuellement, dans l’Union européenne, l‘âge légal de départ oscille en moyenne entre 62 et 65 ans pour les hommes, et entre 60 et 65 ans pour les femmes.

Mais pour se retirer avec une retraite à taux plein, il faut aussi avoir son compte d’années ou de trimestres cotisés. Or plus on entre tard sur le marché du travail, plus l‘échéance est retardée. La durée de cotisation est donc bien un critère déterminant, que le débat sur l‘âge a tendance à faire oublier.

En France, il faut actuellement cotiser 40 années et demi pour remplir son escarcelle de retraité. La réforme portera ces annuités à 41,5 en 2023. En Allemagne, elles passeront à 45 en 2029. Et au Royaume-Uni, il faudra cotiser 44 ans en 2046.

Un autre défi se pose dès lors aux Etats membres : aider ces seniors à rester actifs alors que les entreprises ont tendance à vouloir s’en séparer. Cela passe par un travail de pédagogie et un accompagnement des intéressés. La Suède mise sur la formation continue et la transmission de savoirs. A chaque pays de trouver sa voie.