DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Bakou à la conquête du jazz mondial

Vous lisez:

Bakou à la conquête du jazz mondial

Taille du texte Aa Aa

Le festival du jazz international de Bakou a débuté cette année avec un concert d’Arena Big Band, groupe d’Azerbaïdjan.

A l’ouverture, la chanteuse du groupe a fait un duo avec le saxophoniste et le directeur musical du Big Band de Tel Aviv.

Avec ce festival, qui a lieu tous les ans depuis 2002, la capitale de l’Azerbaïdjan espère regagner la place privilégiée qu’elle avait dans le jazz, pendant la période soviétique.
Cette année, 20 groupes ont participé.

Farah Aliyeva, organisatrice du festival :
“Le jazz intéresse tout le monde à Bakou. Dans le passé, tous les musiciens voulaient venir ici. Parce que la ville avait une dimension de jazz. Chaque année, depuis le début du 21e siècle, nous avons commencé à organiser ces festivals. C’est la septième fois, cette année et Bakou est candidate pour être la Mecque du jazz. Nous voulons qu’elle en devienne la capitale. Nous le voulons vraiment.”

A Bakou, la tradition du jazz remonte aux années 1950, quand le musicien Vaqif Mustafazade a créé un genre de jazz en le mélangeant avec la musique traditionnelle azérie, appelée mugham.
Aujourd’hui un nombre importants de musiciens azéris font du “jazz mugham”. La plupart d’entre eux participent à ce festival.

Le pianiste de jazz Emil Afsariyap Oglu est considéré comme l’héritier du Mustafazade :
“le Jazz mugham est un grand univers. Car la synthèse du jazz avec le mugham est très importante. La liberté qui existe dans le Jazz entre en fusion avec la liberté du mugham. Le résultat : une musique encore plus libre.

Rain Sultanov est un des saxophonistes qui représentent le jazz azéri en dehors de son pays. Au fil du temps, il a développé son propre style :
“le jazz est une musique libre. Je ne peux pas dire qu’elle représente l’Orient ou l’Occident. Quand on monte sur scène, on transforme en un instant nos idées en musique et en son. Les musiciens ne pensent pas qu’ils font de la musique de l’Est ou de l’Ouest. Nous faisons tout simplement de la musique, c’est tout.”

Le jeune et talentueux pianiste de jazz Isfar Sarabski est la fierté de son pays. L’année dernière il a emporté le prix du festival du Jazz de Montreux. Il parle de ses ambitions musicales : “mon objectif c’est de rendre la musique azérie célèbre dans le monde entier. Je rêve de fonder une école de jazz en Azerbaïdjan, pour que nos jeunes musiciens puissent apprendre. Je veux que le jazz azéri soit connu dans le monde entier. Pour que quand les gens entendent cette musique, ils disent “waow, c’est beau”.

Le festival de Bakou accueille aussi des musiciens comme Shakatak, Vijay Iyer Trio, Eric Vloemans, Al-Di Miola, Monty Alexandre. Le 30 Octobre, c’est la chanteuse Diane Reeves qui le clôturera.