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Festival du film d'Abu Dhabi

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Festival du film d'Abu Dhabi

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C’est dans le cadre somptueux de l’Emirates Palace que se déroule le Festival du Film d’Abu Dhabi. Cette année encore, les grands noms du cinéma mondial ont répondu présents au rendez-vous. Du glamour donc, tapis rouge oblige, mais place maintenant aux stars, et au cinéma…

Jonathan Rhys-Meyers :
“Il n’y a pas tant de festival dans le monde qui sont réellement importants. Et Abu Dhabi est un très beau cadre pour organiser un festival qui se développe comme le pays”.

Uma Thurman :
“Je crois que le festival va devenir de plus en plus grand et j’espère qu’il va le faire parce qu’il est très important qu’il y ait ce dialogue et cet échange culturel entre nous tous, entre l’Est et l’Ouest, le Nord et le Sud. C’est la première fois que je ressens une véritable énergie dans cette région. Et donc je suis ravie de participer à ce festival”.

Le Directeur du Festival, Peter Scarlet, qui s’occupait précédemment du Festival de TriBeCa à New York ouvert la soirée de clôture pour la remise des Prix. George Sluizer a reçu le prix du meilleur documentaire pour une réalisateur arabe ou lié à la culture arabe.
Son film, “Homeland” est la suite, et une nouvelle pièce, du témoignage qu’il veut apporter sur la condition de réfugié. Un travail entamé en 1974…

George Sluizer :
“J’ai débuté avec cette série de films sur les Palestiniens il y a presque 40 ans, donc avec quatre films maintenant, essayant de donner une… forme de dignité aux Palestiniens qui étaient des réfugiés, qui étaient chassés de leur pays…
Recevoir un Prix en effet si je peux dire, en territoire arabe, cela me fait doublement plaisir.”

Le prix de la meilleure fiction du monde arabe a été remis à “Que vienne la pluie” du libanais Bahij Hojeij.

Bahij Hojeij :
“Ce film est un hommage, un grand hommage aux parents de ces personnes kidnappées, et qui attendent toujours. Et dans ce film, il y a un homage special à une femme qui s’appelle Naife Najjar et qui est très présente dans ce film, bien qu’on la voit peu. Elle représente le sacrifice de la femme qui a perdu espoir de retrouver son fils kidnappé et qui finit par se suicider.”

Bahij Hojeij aborde la question des otages pendant la guerre du Liban et de ces milliers de personnes qui ont purement et simplement disparu.

Enfin le prix de la meilleure fiction est revenu au russe Alexei Fedorchenko, pour “Les âmes silencieuses”.

Alexei Fedorchenko :
“Je parle au nom de toutes les nations qui sont en train de disparaître à la surface de la terre. Si vous prenez l’exemple des langues on a à peu près 6000 langues dans le monde et des centaines vont bientôt disparaître. Ce sera un désastre et c’est la raison pour laquelle je parle de ces gens”.

Le Festival du Film d’Abu Dhabi vient ainsi de rendre son verdict. Une sélection riche en découverte et en émotions. Un nouveau phare vient de s’allumer sur la carte du cinéma mondial.