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Etat d'alerte maximal en Grèce


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Etat d'alerte maximal en Grèce

Ils ont entre 21 et 30 ans. 5 membres présumés d’une cellule anarchiste grecque sont activement recherchés par toutes les polices du pays qui ont lancé un appel à témoins et diffusé leur photos dans la presse. Ce sont eux que les autorités soupçonnent d‘être à l’origine des attentats au colis piégés de ces derniers jours. Précision du chef de la diplomatie grecque : ces hommes n’ont “aucun lien avec un groupe terroriste international”. Lundi, 2 suspects ont été interpellés en possession de colis dont l’un était destiné au président français Nicolas Sarkozy.

Même si certains font un rapprochement entre ces attentats et le plan d’austérité du gouvernement à la veille d‘élections locales, cet analyste relativise.

“En tant que pays du sud de l’Europe, la Grèce a une sorte de tradition de la lutte armée. Ce qui n’a rien à voir à faire avec la situation actuelle. Ces groupes existaient bien avant que le FMI apporte son aide, avant les mesures d’austérité, avant la crise, dont chacun sait qu’elle a été particulièrement grave.”

13 paquets destinés à de nombreuses ambassades étrangères à Athènes ont déjà été interceptés, en plus de ceux qui visaient la chancelière allemande Angela Merkel lundi, et le Premier ministre italien Silvio Berlusconi hier.

Par mesure de sécurité, tous les courriers en partance pour l‘étranger sont bloqués jusqu‘à jeudi soir pour vérification.

Les suspects incriminés pourraient appartenir à “la conspiration des cellules de feu”, un mouvement anarchiste né début 2008 et auquel sont attribués de nombreux attentats visant des personnalités judiciaires ou politiques en Grèce.

Un contexte très sensible qui explique la tenue de la rencontre de vendredi à Bruxelles, qui réunira des experts en matière de sécurité.

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