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Drogues : L'Observatoire européen publie son nouveau rapport


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Drogues : L'Observatoire européen publie son nouveau rapport

Les nouvelles techniques et les nouvelles routes de la cocaïne, la concentration de la production d’amphétamines en Europe et les nouvelles drogues de synthèse. Ce sont quelques unes des grandes inquiétudes de l’Observatoire européen des drogues et toxicomanies. Comme chaque année, l’agence a publié son rapport. L’héroïne est toujours aussi consommée et la cocaïne fait plus de morts.
Mais ces données sont-elles fiables ? La réponse du directeur de l’Observatoire, Wolfgang Götz :

“L’instantané que nous fournissons est exact. Mais cette photo ne peut être que le rendu des informations disponibles, les informations que nous recevons. Alors bien sûr, on peut toujours améliorer la collecte des données et la méthodologie de l’analyse, et nous y travaillons.”

L’une des alertes principales lancées par l’Observatoire concerne les drogues de synthèse. En 2009, 24 nouvelles sont apparues. Cette année, 33 ont déjà été signalées.

“Ici à Lisbonne, sur les rives du Tage, l’Observatoire européen des drogues et toxicomanies recueille et analyse les informations fournies par les Etats membres sur l‘évolution des trafics et l’usage des drogues. Mais pour connaître les spécificités, il nous faut aller sur le terrain”, commente notre correspondant.

La législation portugaise adoptée en 2001 est inédite en Europe. Elle a totalement dépénalisé la drogue, et les toxicomanes ne sont plus considérés comme des délinquants mais comme des malades. Le psychiatre Miguel Vasconcelos y voit un progrès. Progrès dans la façon dont ils sont perçus et dans la prise en charge :

“Je pense que ça a réduit l’impact social et facilité l’accès des personnes aux structures de traitement. Aujourd’hui, au Portugal, je pense que les problèmes peuvent être détectés plus précocement, et que nous avons plus de chances d’aider ceux dont la santé est très dégradée.”

Les opposants à cette loi estiment qu’elle déresponsabilise les toxicomanes et favorise le trafic. Mais les prises en charge de patients dans les centres comme celui-ci progressent. L’an dernier, 10.300 personnes sont venues y chercher une aide.

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